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Posts Tagged ‘art communautaire’

Appel d’offre : les arts et le sport s’unissent en Alberta!

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La Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) veut mobiliser sa communauté en encourageant les invités et les locataires de la Cité francophone à adopter une vie active en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur.  Nous invitons les artistes de toutes les disciplines à présenter des projets artistiques pour l’embellissement des escaliers de la Cité francophone.

La FSFA pourra accorder une bourse pour des projets artistiques novateurs qui seront exposés dans les escaliers.  La date limite pour déposer un projet est le vendredi 8 avril 2016. Votre soumission doit comprendre:

  • Une description du projet incluant matériaux et échéancier (max. 1000 mots)
  • Un budget associé
  • Cinq images numériques de votre travail (ficher JPEG)
  • Un curriculum vitae

Si votre projet est sélectionné, vous devez avoir terminé par le début juin 2016.  Nous accorderons des bourses aux artistes, qui varient entre 500 $ et 1500 $, selon les projets soumis.

Veuillez envoyer le dossier à Renée Levesque-Gauvreau au r.gauvreau@lafsfa.ca. Pour toutes questions, communiquer avec moi par courriel ou au 780-469-1367.”

Source et credits photos : RAFA

Espace de Rêve / Dream Home (Exeko, Montréal)

“L’organisme Exeko a collaboré avec les architectes Suzanne Doucet et Colleen Lashuk ainsi qu’une quarantaine de personnes en situation d’itinérance et autochtones invités à imaginer leur chez-soi idéal et à l’exprimer en dessin ou maquette.  Les résultats d’une douzaine d’ateliers participatifs pourront être découverts à la Maison de l’Architecture du Québec du 17 Mars au 17 Avril.” MAQ_Com_EspaceDeReve-1MAQ_Com_EspaceDeReve-2
Source et crédit: Exeko.

Exeko lance ses premières bourses “Art, philo & communauté”, deux projets à découvrir!

Photo: Mikaell Theimer

Photo: Mikaell Theimer

“En octobre dernier, en partenariat avec la CSQ, l’Esplanade, le pôle IDEOS du HEC Montréal et Rise Kombucha, Exeko lançait ses toutes premières Bourses “Arts, philosophie & communautés” visant ainsi à soutenir un projet social novateur au carrefour des arts et de la philosophie en vue de lutter contre l’exclusion sociale, culturelle et intellectuelle. Jeudi, le 7 janvier dernier, il n’aura fallu pas moins de 4h de délibération pour déterminer les 2 projets chacun porté par un duo d’étudiant.es que nous auront le plaisir de mettre de l’avant dans les mois à venir.

Chaque duo sélectionné se voit remettre :

2 500$ pour réaliser un projet novateur
Une formation à la médiation intellectuelle et à sa posture éthique sur le terrain par Exeko
Un accompagnement en gestion de projet par le pôle IDEOS de HEC
Un accès aux bureaux et salles de conférence de l’Esplanade

La bourse CSQ​ est remise au projet Improvisation libre, par Annick Davignon et Joëlle Sarrailh.

Projet: Exploration dans un cadre scolaire de différents groupes de jeunes 12-15 ans, avec ou sans trouble du spectre de l’autisme (TSA) les thèmes d’identité, de la norme et des préjugés à travers des jeux inspirés du monde de l’improvisation.

La bourse Rise Kombucha est remise au projet Sans-habit, par Catherine Ménard-Jolin et Camila Forteza.

Projet: Rencontres citoyennes dans le métro entre artistes et personnes en situation d’itinérance. À travers l’acte de s’habiller et se déshabiller dans le wagon, la performance offre des échanges de peau empreinte d’une nouvelle vie.

Pour suivre l’actualité des boursières, #bourses2016 sur nos réseaux sociaux et abonnez vous à notre blog.”

PAR CHLOE BARRETTE-BENNINGTON, 2 FÉVRIER 2016, 15:43

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-source : Exeko
Lire le profil d’Exeko dans notre répertoire et carte de l’art communautaire au Canada

Exposition-Vente: Lever de Fonds pour soutenir Les Impatients (Montréal)

image002Les Impatients sont de retour avec la 18e édition de leur exposition-encan Parle-moi d’amour Montréal. Le public est convié le 6 février dès 14h à son ouverture publique. Il sera possible dès cette date de miser sur ses coups de cœur. Les profits de la vente des œuvres permettent à l’organisme Les Impatients de poursuivre ses activités et son développement en région. L’exposition-encan réunira plus de 300 œuvres. C’est une occasion unique d’encourager la mission des Impatients en se procurant les œuvres d’Impatients ou d’artistes de renom tels Raymonde April, BGL, Marie-Claire Blais, Valérie Blass, Kittie Bruneau, Manon De Pauw, Karine Giboulo, Trevor Gould, Michel Goulet, Jacques Hurtubise, Brian Jungen, Fernand Leduc, Luce Meunier, Guido Molinari, Jean McEwen, Natascha Niederstrass, Mathieu Latulippe, Yannick Pouliot, Carlos & Jason Sanchez, Marc Séguin et Françoise Sullivan. En plus des artistes qui font généreusement don d’une œuvre pour soutenir la cause, Les Impatients, comptent sur l’implication de personnalités qui croient en leur travail et donnent de leur temps pour la cause. Ainsi, pour la troisième année James Hyndman agit en tant que porte-parole et Jo-Ann Kane préside le comité d’honneur de l’événement. L’artiste Yannick Pouliot a été nommé parrain de cette 18e édition, pour l’occasion il fait don d’une sculpture. Jean-Sébastien Girard, animateur et chroniqueur à ICI Radio-Canada, animera la soirée de clôture à la fin de laquelle trente œuvres triées sur le volet seront mises à la criée. Cette soirée aura lieu le 15 mars dès 17 h 30, les billets pour cette soirée seront en vente au coût de 20 $, disponibles dès le 6 février sur impatients.ca. Au fil des années, Parle-moi d’amour a permis d’assurer un développement en région. Nous comptons au Québec maintenant 10 centres qui desservent plus de 500 participants par semaine. Les Impatients ont pour mission de venir en aide aux personnes ayant des problèmes de santé mentale par le biais de l’expression artistique. Ils offrent des ateliers de création et favorisent les échanges avec la communauté par la diffusion des réalisations de leurs participants.  Parle-moi d’amour 18e édition Du 6 février au 15 mars 2016 à Montréal Ouverture grand public samedi 6 février de 14 h à 17 h Soirée de clôture mardi 15 mars dès 17 h 30 • Billets : 20 $ disponibles à impatients.ca dès le 6 février. Édifice de la Chapelle historique du Bon-Pasteur (1er et 4e étage) 100, rue Sherbrooke Est, Montréal”

source : Les Impatients Lire le profil des Impatients dans notre répertoire et carte de l’art communautaire au Canada

Inauguration d’une nouvelle murale à Montréal Sud-Ouest

MU PRODUIT UNE 5E MURALE DANS L’ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST

MU

“Montréal, le 17 septembre 2015 — L’organisme de bienfaisance MU inaugurait hier la murale intitulée La danse des esprits libres de l’artiste Carlito Dalceggio, en présence de M. Benoit Dorais, maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et chef de la 2e opposition à l’Hôtel de Ville, les élus du district de Saint-Paul-Émard, Mme Anne-Marie Sigouin et M. Alain Vaillancourt, ainsi que Mme Anie Samson, vice-présidente du comité exécutif responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens. Depuis 2011, MU a réalisé quatre murales d’envergure dans l’arrondissement du Sud-Ouest. Ces projets s’inscrivent dans une perspective à long terme d’embellissement, de propreté et de revitalisation. Sise à l’intersection des rues Laurendeau et Jolicoeur, cette murale est une idée de Concertation Ville-Émard–Côte-Saint-Paul qui pilote la démarche de revitalisation urbaine intégrée (RUI) et le programme Quartier 21, avec l’appui de l’arrondissement du Sud-Ouest.

« Nous croyons énormément en ce type d’interventions qui contribuent autant à améliorer la qualité de vie des citoyens et à embellir nos quartiers qu’à stimuler le développement culturel urbain. Carlito Dalceggio est un artiste colossal reconnu internationalement et doté d’un univers poétique et artistique singulier et prodigieux. C’est un privilège de pouvoir profiter de son talent », a affirmé M. Benoit Dorais, maire de l’arrondissement.

« Les murales créées par MU font partie de l’opération d’embellissement de la Ville. En plus de donner un visage et une âme à nos quartiers, les répercussions positives de cette démarche sont nombreuses, que ce soit au chapitre du contrôle des graffitis, de l’implication citoyenne ou simplement pour le plaisir des yeux. Un bel environnement, propre, agréable et sécuritaire : c’est ce que veulent les Montréalais et c’est ce que nous leur offrons », a souligné Mme Anie Samson, vice-présidente du comité exécutif responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens.

« En devenant le premier arrondissement à se doter d’une politique d’art mural en 2011, Le Sud-Ouest a fait preuve de vision. MU est fière d’être, depuis cinq ans, un partenaire de l’arrondissement afin de développer un patrimoine d’art public local », a ajouté Elizabeth-Ann Doyle, directrice générale et artistique de MU.

Ce projet produit par MU s’est concrétisé grâce au soutien financier de l’Arrondissement du Sud-Ouest, de la Ville de Montréal, de Benjamin Moore et de la Caisse d’économie solidaire Desjardins. MU a également collaboré avec le centre de loisirs Monseigneur Pigeon où des ateliers d’art mural ont été offerts cet été aux jeunes citoyens du quartier. Ils y ont réalisé leur propre murale intérieure.

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À propos de MU
MU est un organisme de bienfaisance qui transforme l’espace public montréalais en réalisant des murales ancrées dans les communautés. Le cœur de sa démarche : créer des murales pour voir et vivre l’art au quotidien, pour déclencher une transformation sociale et pour léguer, à Montréal, un musée à ciel ouvert. Depuis 2007, MU a réalisé plus de 75 murales d’envergure et pérennes dans une quinzaine de quartiers de la métropole en plus de mettre en œuvre un important volet éducatif.
www.mumtl.org

Pour tout renseignement additionnel :
Caroline Marinacci
Bureau : 514 509 6877 – Cellulaire : 514 912 5847 – Courriel : caroline@mumtl.org”

source : MU communiqué de presse, credit photos : MU
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Profil à découvrir : Exeko (Montréal)

À mesure que notre répertoire de l’art communautaire prend de l’ampleur, nous réalisons qu’il devient un peu lourd de parcourir tous les profils… Nous avons donc pensé qu’en soulignant certains profils dans notre blogue, de temps à autre, nous vous permettrions de découvrir des projets que vous n’auriez pas encore vus. Merci de nous informer si vous connaissez des projets ou des organismes d’art communautaires canadiens qui ne se trouvent pas encore dans notre répertoire. Cette ressource se construit grâce à vos contributions! -l’équipe d’ArtBridges/ToileDesArts.

exeko-logo

Exeko est un “organisme d’innovation sociale, basé à Montréal depuis 2006. Nous utilisons la créativité – l’art et la philosophie – pour l’inclusion sociale des personnes en situation de ou à risque d’exclusion. Notre approche reconnaît avant tout le potentiel de chacun à réfléchir, analyser, agir, créer et être partie prenante de la société, quels que soient sa situation ou son parcours : nous présumons l’égalité des intelligences.”

Nous vous invitons à lire le profil complet d’Exeko dans notre répertoire de l’art communautaire.

5e Happening Théâtral Communautaire (du 16 au 18 octobre, Ottawa)


5e Happening Théâtral Communautaire
Bienvenue aux troupes et passionnés de théâtre communautaires de tout l’Ontario !

À l’occasion d’une conférence de presse ce matin, les passionnés de théâtre communautaire de tout l’Ontario ont été invités à converger vers Ottawa du 16 au 18 octobre 2015 pour la 5e édition du Happening Théâtral Communautaire (HTC) qui aura lieu à l’É.S.P. De La Salle d’Ottawa, mettant à l’honneur la troupe communautaire L’Amalgame de Cornwall.
Les artistes Dillon Orr, Marie-Thé Morin et Stéphane Guertin, ainsi que Robert Perron et Nicole Labelle de L’Amalgame, tous fièrement impliqués dans le HTC, étaient présents pour l’occasion.

Brochure complète : en cliquant

-Source & photo crédit : Théâtre Action
-information et visuels diffusés avec la permission de Théâtre Action
Lire le profil du Théâtre Action dans notre répertoire et carte de l’art communautaire au Canada

Video: What are community-engaged arts all about? / L’art communautaire, c’est quoi? (ArtBridges/ToileDesArts)

What are community-engaged arts all about? ArtBridges asked numerous community partners from across Canada to tell us through their voices and pictures.

This short video, created by Andrea Dorfman, had photo and audio contributions from 50 community arts partners from across Canada. This video was made with support from the J.W. McConnell Foundation, The Ontario Trillium Foundation and the Ruth Mandel—WHO GIVES fund. Watch the video above or on Youtube and please share it!

L’art communautaire, c’est quoi? ToileDesArts a demandé à plusieurs personnes du milieu, un peu partout au Canada, de répondre à cette question de vive voix et avec des photos.

Cette petite vidéo, réalisée par Andrea Dorfman, présente des photos et des enregistrements audios offerts par une cinquantaine de personnes du milieu de l’art communautaire d’un peu partout au Canada. Elle a été réalisée grâce au soutien financier de la fondation J. W. McConnell, de la fondation Ontario Trillium et du fonds Ruth Mandel—WHO GIVES. Regardez-la en cliquant sur le lien ci-dessus ou sur Youtube, et partagez-la!

La Toile des Arts attise les curiosités outre Atlantique

La Toile des Arts se concentre exclusivement sur l’art communautaire et l’art pour le changement social au Canada.
De temps à autres cependant, notre mission et les histoires que nous partageons ont un rayonnement bien plus vaste que nous l’imaginons, et nous nous retrouvons sur le site du Conseil des Arts de Singapour par exemple, ou une histoire que nous partageons se retrouve “re-tweetée” à des milliers de personnes par un rappeur en Floride! C’est l’avantage d’avoir une presence sur le Web, et c’est aussi grâce à des moments comme ceux-ci que la Toile des Arts permet de mesure son impact et rayonnement a l’international.

Il y a quelques semaines, c’est avec surprise et plaisir que nous avons reçu un message d’une réalisatrice française, ayant découvert notre travail sur les réseaux sociaux et souhaitant partager avec nous un projet d’art communautaire sur lequel elle a travaillé à Marseille, dans le sud de la France. Nous avons décidé de faire une exception et de partager son très beau projet sur notre réseau. Il est toujours intéressant de découvrir comment l’art communautaire et l’art pour le changement se développe dans d’autres pays, et plaisant de savoir que le travail de la Toile des Arts inspire des gens au dela de nos frontières.

“Des Petits Princes” à la Compagnie du Silène

En 2014, une jeune réalisatrice marseillaise, Rejanne Avazeri, a filmé les ateliers de la Compagnie du Silène et plus particulièrement le travail réalisé par la psychologue et artiste Nelly Vignal auprès de jeunes handicapés faisant du théâtre avec des jeunes ne souffrant pas de handicap. Le documentaire “Des petits princes” presente ce merveilleux travail et le pouvoir de l’art comme outil de changement social, d’intégration et de dépassement de soi. Le film a été sélectionné au festival 2015 Cinéma et Handicap.


Pour regarder le documentaire, cliquez ici.

Entretien avec Nelly, animatrice des ateliers

J’ai contacté Nelly afin de lui poser quelques questions sur sa démarche; voici les propos que j’ai recueilli:

Catherine : Est-ce un atelier que vous menez chaque année à Marseille ? Depuis combien de temps ? Combien de jeunes y participent ?

Nelly: Oui, les ateliers suivent la saison théâtrale, de septembre à Juin, ils se terminent par la mise en place d’un spectacle collectif joué dans un théâtre. J’anime ces ateliers depuis 3 ans. L’effectif varie chaque année, il dépend du nombre d’enfants handicapés et des possibilités d’inclusion dans un groupe d’enfants non handicapés. Je suis parfois obligée de faire deux groupes de 5 jeunes, parfois il m’est possible de garder un groupe de 10 jeunes ensembles. Cela dépend également de la nature de l’handicap des enfants. Je prends l’entière responsabilité du « Mixage » et je travaille seule, sans animateur ou éducateur à mes côtés donc je dois être particulièrement attentive aux capacités d’inclusion et à l’évolution des enfants porteurs d’un handicap dans un un groupe d’enfants non handicapés. Certaines années, l’inclusion est impossible ou doit se faire sur la durée donc j’anime les groupes de manière distincte. Mes groupes, en général ne dépassent pas 10 enfants.

Catherine: Obtenez-vous des subventions ?

Nelly: Pour l’instant je n’ai fait aucune demande de subvention car je souhaitais me consacrer à la mise en place d’une méthode de travail sérieuse et approfondie. Cela m’a pris du temps et me demande d’évoluer et de me former moi-même à différentes techniques, corporelles notamment, en plus de mes bagages d’artiste et de Psychologue. C’est un travail assez atypique, qui, dans ma région n’est pas très répandu et je dirais même que la France, de manière générale peine à évoluer vers une prise en charge différente, moderne et pluridisciplinaire des jeunes handicapés. Cette année, une partie de mes objectifs sera consacrée à la recherche de fonds car j’estime être arrivée à un travail aboutit.

Catherine: Pouvez-vous partager des difficultés auxquelles vous avez fait face dans le cadre de ce projet ?

Nelly: Les difficultés tiennent à l’idée même de mélanger des jeunes handicapés à des jeunes qui ne le sont pas. L’handicap, en France, malgré le travail de nombreuse associations, continu d’être synonyme d’exclusion. Exclusion sociale et professionnelle car la société en place ne tient pas compte des différences de chacun et s’est bâtit sur un modèle unique. Les enfants et les familles qui s’inscrivent dans mes ateliers, sont donc tout naturellement conditionnés par cette « éducation » sociale. C’est compliqué et c’est long de défaire ces conventions pour en tisser d’autres. Sur la fiche d’inscription que les parents doivent remplir en début de saison, j’indique, dès les premières phrases, que cet atelier est ouvert à TOUS les enfants et jeunes adultes, que l’objectif premier de la Compagnie est de lutter contre l’exclusion liée aux différences et que, par conséquent, leurs enfants peuvent travailler avec des enfants handicapés. Voilà, après, c’est la grande aventure… Et les difficultés, au début, sont quotidiennes, parce-que les enfants « normaux » ne savent pas toujours comment interagir avec les enfants différents. En milieu d’année, il y a souvent un déclic, ils apprennent à se connaître, les craintes se dissipent franchement et en fin d’année, tout roule 🙂 Il y a aussi des familles et des enfants qui n’arrivent pas à s’adapter et qui quittent l’atelier en cours d’année ou qui n’inscrivent pas leurs enfants, du fait de cette spécificité. Parfois l’inclusion ne fonctionne pas, c’est important de le souligner aussi parce-que c’est un travail réel, qui ne repose pas sur le fantasme que nous pouvons ressentir parfois quand nous abordons ce thème d’inclusion.

Catherine: Pouvez-vous citer quelques exemples de moments de réussite, de satisfaction vous permettant de mesurer votre impact positif?

Nelly: Tous les jours ! Les voir progresser et travailler ensemble, je ne me fixe pas d’autres objectifs car, pour toutes les raisons citées ci-dessus, c’est déjà beaucoup. Néanmoins, je n’oublie pas mon enseignement artistique et la raison pour laquelle ils sont tous ici au théâtre, l’apprentissage du jeu et de l’interprétation. Cet objectif commun et la perspective de donner un spectacle au public nous rassemble et efface les différences au fur et à mesure, la plupart du temps. L’impact positif, c’est de pouvoir changer les mentalités par une meilleure compréhension et acceptation des différences. Je n’ai pas la prétention d’y parvenir, je ne suis pas dans la tête de mes élèves et je ne sais pas quel chemin de vie ils choisiront mais j’ai la sensation de faire « ma part » du travail pour qu’ils perçoivent les choses autrement dans le rapport aux autres. Leur fidélité et l’entraide que j’observe chaque année, me font dire que ce travail opère… Pour les jeunes handicapés, de manière plus spécifique, je suis intimement persuadé de l’efficacité du théâtre comme outil thérapeutique, parfois, les progrès sont fulgurants et je n’ai encore jamais vu un élève dont les capacités sociales, affectives ou de communication et d’interaction n’évoluent pas vers un « mieux ».

(propos recueillis par courriel)

La Toile des Arts souhaite une bonne continuation à la compagnie du Silène et espère que le documentaire permettra d’inspirer d’autres collectifs à se lancer dans des projets semblables, au bénéfice de leurs communautés.

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crédit photo: La Compagnie du Silène

-entrée blog rédigée et propos recueillis par Catherine Lamaison.

Butinez aux Ruches d’Art pendant les Journées de la Culture 2015 (QC)

Les ruches d’art ou l’art communautaire par excellence.
La ToileDesArts ne vous présente plus le réseau des Ruches d’Art qui effectue un travail formidable dans divers quartiers de Montréal. Si vous n’êtes pas encore familiers avec ce beau collectif,vous pouvez consulter l’article compte-rendu de ma visite aux ruches de Montréal en Mars dernier.

“Pour les Journées de la Culture, les ruches ouvrent leurs portes encore plus grand que d’habitude, offrant divers ateliers et proposant 7 mini-ruches dans 7 bibliothèques montréalaises du 25 au 27 Septembre.
Des évènement à ne pas manquer!
Journeģes de la Culture

Programme :

Mini-Ruches dans les Bibliothèques:

Samedi le 26 septembre:
• Ahunstic, 14h-17h
• Notre-Dame-de-Grâce, 14h-17h
• Père-Ambroise, 14h-17h
• Côte-des-Neiges, 14h-17h

Dimanche le 27 septembre:
• Hochelaga, 13h-15h30
• Maisonneuve, 13h-15h30
• Le Prévost, 14h-17h

Portes Ouvertes dans les Ruches d’Art de Montréal:

• La Ruche d’Art St-Henri:
Vendredi le 25 septembre et samedi le 26 septembre, 14h-19h

• Coop Le Milieu:
Vendredi le 25 septembre, 13h-20h et samedi le 26 septembre 13h-17h

• Studio d’Art St-Sulpice:
Samedi le 26 septembre de 14h à 18h

• La Ruche d’Art du Y des Femmes:
Vendredi le 25 septembre, 15h-19h

• La Flèche Rouge, librairie et atelier de quartier:
Samedi le 26 septembre de 13h-17h

• La Place Commune:
Samedi le 26 septembre de 13h à 17h

• Galerie Mile-End:
Vendredi le 25 Samedi le 26 et dimanche le 27 septembre, 12h-17h.

• La Ruche d’Art Pointe St-Charles:
Vendredi 25 septembre, 14h-19h

• Art Can Heal:
Vendredi 25 septembre,

• Mission Mile-End:
Vendredi 25 septembre, 10h-13h

Pour en savoir plus, consultez le site des ruches d’art  et le site des Journées de la Culture au Quebec

-Catherine Lamaison, coordonatrice francophone en art communautaire.
Source: ArtHives Network, crédit photo : Arthives Network